Le marché de l’immobilier d’entreprise nantais traverse une phase charnière. L’analyse du 1er semestre 2025 met en lumière un marché qui peine à retrouver son souffle et qui se transforme en profondeur.
Un marché qui tient, sans véritable emballement
Avec 42 000 m² transactés au 1er semestre 2025 et 105 opérations enregistrées, le marché tertiaire nantais affiche une progression de 18 % au 1er semestre par rapport à 2024. Cette hausse, portée notamment par une transaction emblématique de 7 800 m² à proximité immédiate de la gare, masque toutefois une réalité plus nuancée : le marché reste modéré, sans véritable regain de dynamisme. Dans un contexte économique et géopolitique incertain, les entreprises avancent avec prudence, ajustant leurs stratégies immobilières au plus près de leurs besoins réels.
Le retour mesuré des grandes surfaces, le repli des demandes intermédiaires
Après une année 2024 marquée par leur absence, les grandes transactions font leur retour en centre-ville, confirmant l’attractivité durable des localisations centrales et bien desservies. À l’inverse, les surfaces intermédiaires (500 à 2 000 m²) reculent nettement, traduisant un attentisme persistant chez de nombreux dirigeants. La taille moyenne des transactions, autour de 400 m², illustre cette recherche de flexibilité et de maîtrise des coûts.
Seconde main : un choix rationnel et assumé
Faute d’une offre neuve suffisante, notamment en cœur de ville, le marché de la seconde main s’impose largement. Il représente près de trois quarts des volumes transactés, porté par des loyers plus accessibles et des localisations attractives. Cette tendance s’accompagne d’un enjeu majeur : la rénovation et la remise à niveau énergétique des immeubles, condition désormais indispensable pour préserver leur valeur et leur attractivité.
Un stock en hausse qui redessine les équilibres
Le stock immédiat atteint 183 000 m², en hausse de 11 % sur un an, principalement concentré en périphérie et notamment à l’Ouest. Cette augmentation reflète à la fois une demande plus sélective et l’obsolescence croissante d’une partie du parc tertiaire. En centre-ville, si les grandes surfaces restent rares, la libération de bureaux de taille intermédiaire contribue à une détente progressive du marché.
Valeurs stables et investisseurs prudents
Malgré l’augmentation de l’offre, les valeurs locatives et vénales se stabilisent. Les utilisateurs privilégient des bureaux “prêts à l’emploi”, déjà aménagés et cloisonnés, répondant aux exigences environnementales. Côté investisseurs, la prudence domine : l’intérêt se concentre sur les actifs centraux ou à potentiel de transformation, dans une logique de création de valeur plutôt que de volume.
En conclusion : un marché à l’aube d’une transformation profonde
Plus qu’un simple ralentissement conjoncturel, le marché nantais de l’immobilier d’entreprise entre dans une phase de mutation. Nouveaux usages, obsolescence du parc, exigences environnementales et recherche de flexibilité redéfinissent les stratégies des entreprises comme des investisseurs. Derrière cette apparente stabilité se cachent de véritables opportunités… à condition de savoir les décrypter.
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